Quelques données

Qui travaille pour vous? Profil démographique des employés du secteur touristique 2006

  • La main-d’œuvre en tourisme est passablement plus jeune que la main-d’œuvre canadienne dans son ensemble. En fait, un tiers du travailleurs du secteur du tourisme étaient âgés de 15 à 24 ans, comparativement à 15,0 % de l’ensemble des travailleurs canadiens.
  • Le secteur du tourisme emploie 52 % de femmes et 48 % d’hommes, alors que l’ensemble de la main-d’œuvre canadienne compte 47 % de femmes et 53 % d’hommes.
  • Prés des trois quarts des employés du sous-secteur de l’hébergement travaillaient à temps plein. En comparaison, 51,1 % des employés du sous-secteur de la restauration travaillaient à temps plein.
  • Depuis le recensement de 1996, la population active canadienne de langue maternelle anglaise ou française a décru de 2 % dans l’ensemble de l’économie, mais de seulement 1 % dans l’industrie du tourisme.
  • Dans l’ensemble, la population active canadienne et le secteur touristique comptent des proportions semblables de personnes nées au Canada et à l’étranger.
  • Quarante-deux pour cent de la main-d’œuvre du secteur du tourisme a fréquenté l’école secondaire, comparativement à 60 % pour la population active canadienne.
  • Il est intéressant de noter que 28,4 % de la main-d’œuvre totale du secteur du tourisme fréquente l’école à temps plein, comparativement à 16,7 % pour la population active canadienne.
  • La proportion d’employés syndiqués atteint 11,5 % dans le secteur du tourisme, comparativement à 25 % dans l’ensemble de la population active du Canada. 

Module des ressources humaine du compte satellite du tourisme 2010

  • En 2010, le secteur canadien du tourisme comptait 1,6 million d’emplois, c’est-à-dire 9,2 % du nombre total d’emplois au Canada. Les industries du tourisme étaient, avec les industries manufacturières, au troisième rang des créateurs d’emploi dans l’économie nationale, après le commerce de détail (deux millions) et la santé et l’aide sociale (1,7 million) et devant la construction (1,3 million), la finance et les services connexes (1,2 million) ainsi que les services d’éducation (un million).
  • Le nombre d’emplois pour le secteur du tourisme et pour l’ensemble de l’économie a rebondi de 1  % et de 1,8 % respectivement en 2010, après avoir enregistré des baisses en 2009.
  • En 2010, le groupe des services de restauration était le principal employeur parmi les industries touristiques, fournissant plus de 50 % du total des emplois du secteur du tourisme (852 000 emplois).
  • Venait ensuite, au deuxième rang par ordre d’importance, le groupe des loisirs et divertissements, qui comptait 267 000 emplois, suivi par celui de l’hébergement, représentant 234 000 emplois. Le groupe du transport était à l’origine de 211 000 emplois et celui des services de voyages, de 43 000 emplois.
  • Le nombre d’heures travaillées était plus faible dans le secteur du tourisme que dans l’ensemble de l’économie canadienne. La semaine de travail plus courte dans le secteur du tourisme est attribuable à la plus forte proportion d’emplois à temps partiel.
  • Depuis 1997, la rémunération horaire a été systématiquement plus faible dans le secteur du tourisme que dans l’ensemble de l’économie canadienne. L’écart s’est accentué graduellement allant de 6,16 $ en 1997 à 9,76 $ en 2010.
  • Les serveurs au comptoir, les aides de cuisine et les emplois connexes représentaient la catégorie professionnelle la plus répandue dans le secteur du tourisme, comptant 251 000 emplois. Presque tous ces emplois (235 000) appartenaient au groupe des services de restauration.
  • Dans le groupe de l’hébergement, la profession recensant le plus grand nombre de travailleurs était celle des préposés à l’entretien ménager et au nettoyage — travaux légers, qui comptait 44 000 emplois. Dans le groupe des autres industries du transport, les chauffeurs d’autobus et les opérateurs de métro constituaient la profession principale, avec 47 000 emplois, tandis que dans le groupe des loisirs et divertissements, la profession la plus fréquente était celle des animateurs et des responsables de programmes de sports, de loisirs et de conditionnement physique, qui comptait 32 000 emplois. Enfin, dans le groupe des services de voyages, la profession principale était celle des conseillers en voyages, mais elle ne représentait que 19 000 emplois.
  • Deux groupes d’industries touristiques au Canada employaient une main-d’œuvre considérablement plus âgée que les autres : 63,3 % des employés du groupe des autres industries du transport et 45 % des employés du groupe du transport aérien étaient âgés de 45 ans et plus.
  • Sur une base horaire, dans le secteur du tourisme, les immigrants étaient moins bien payés que les non-immigrants, mais sur une base annuelle, les immigrants gagnaient plus (29 708 $ contre 26 247 $ pour les non-immigrants) parce qu’ils travaillaient un plus grand nombre d’heures. Les immigrants étaient une source notable de main-d'oeuvre dans le secteur, ayant représenté 22 % des emplois rémunérés de ce secteur en 2009.

L’offre et la demande de main-d’œuvre en tourisme 2010

  • Le secteur du tourisme au Canada renouera avec les pénuries de main-d’œuvre en 2012, avec un manque à combler équivalant à 9 498 emplois à l’année.
  • D’ici 2025, le secteur du tourisme connaîtra une pénurie de main-d’œuvre équivalant à près de 219 000 emplois à l’année laissés vacants.
  • La hausse la plus importante de la demande de main-d’œuvre potentielle se produira dans le sous-secteur des services de restauration, qui pourrait offrir 1,16 million d’emploi en 2025.
  • D’ici 2025, le sous-secteur des loisirs et divertissements devra composer avec une pénurie de 32 000 emplois à l’année.
  • Une hausse du taux d'emploi pour les fonctions de premier échelon de seulement 1 pour cent par année de 2011 à 2020 pourrait faire augmenter l’offre de main-d’œuvre à un niveau permettant de combler 105 999 postes à l’année.

Rémunération au sein du secteur touristique en 2010

  • L’entreprises albertaines ont systématiquement déclaré des salaires et traitements plus élevés que la médiane nationale. À l’inverse, les entreprises des Maritimes ont déclaré des salaires et traitement inférieurs à la médiane nationale.
  • À l’échelle nationale, le traitement de base du directeur général variait d’un minimum de 40 500 $ à un maximum de 117 138 $, la médiane étant de 64 222 $.
  • Les préposés à la réception touchaient en général un salaire horaire. À l’échelle nationale, ce salaire variait de 10,00 $ à 16,10 $, la médiane se situant à 12,00 $.
  • Le salaire horaire national des préposés à l’entretien ménager variait d’un minimum de 9,65 $ à un maximum de 15,12 $, la médiane se situant à 11,50 $
  • Emplois dans le sous-secteur de la restauration ont tendance à être inférieurs à la médiane du secteur du tourisme dans son ensemble. Cette tendance se confirme tant dans les postes de première ligne que dans les postes de gestion, et tant dans les emplois à plein temps que dans les emplois à temps partiel.
  • C’est dans les sous-secteurs de la restauration (74  %) et de l’hébergement (70 %) qu’on trouve les plus grandes proportions d’entreprises ayant des employés qui touchent des pourboires.
  • Notamment, 84  % des entreprises sondées en 2010 offraient à leurs employés des possibilités de formation et de perfectionnement, comparativement à 50  % lors de l’enquête de 2008.
  • Les régimes d’avantages les plus courants étaient les régimes de soins médicaux et dentaires (75  % des entreprises, comparativement à 57  % en 2008), les régimes d’assurance vie pour employés et personnes à charge (67  % en 2010, contre 48  % en 2008), et les régimes d’assurance invalidité à long terme (65  % en 2010, contre 45  % en 2008).

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